Expérimentation · Outsider

Simulateur de croissance

La stratégie d'une startup tient dans deux nombres : un taux de croissance mensuel, et la durée pendant laquelle il tient. Ce simulateur te laisse dérouler l'arithmétique avec tes propres chiffres, et mesurer ce que l'exponentiel exige vraiment.

J'en tire les leçons dans ma newsletter : Des maths de collège valent mieux qu'un business plan .

15 % par mois pendant 5 ans, c'est un point de départ multiplié par 4 384.

Hypothèses
%
%
ans

ARR fin de période

36,8 M€

MRR × 12

Clients

4 384

départ × (1 + croissance)ⁿ

MRR fin de période

3,1 M€

clients × panier moyen

Leads à sourcer

110 K

nouveaux ÷ conversion

MRR mois par mois

Le MRR passe de 699 € au départ à 3,1 M€ au mois 60.

MRR mois par mois0 €1 M€2 M€3 M€4 M€mois 0an 1an 2an 3an 4an 5

Fin de chaque année

  • an 1 : 5 clients, 42 K€ ARR
  • an 2 : 29 clients, 243 K€ ARR
  • an 3 : 153 clients, 1,3 M€ ARR
  • an 4 : 819 clients, 6,9 M€ ARR
  • an 5 : 4 384 clients, 36,8 M€ ARR
Description du graphique

Aire du MRR mois par mois sur 60 mois, avec 1 client au départ, un panier de 699 € et 15 % de croissance mensuelle. Le MRR passe de 699 € au mois 0 à 3 064 416 € au mois 60. Jalons : fin d'année 1, 3 495 € de MRR ; fin d'année 2, 20 271 € de MRR ; fin d'année 3, 106 947 € de MRR ; fin d'année 4, 572 481 € de MRR ; fin d'année 5, 3 064 416 € de MRR.

Ce que compte le calcul

Le nombre de clients au mois m vaut départ × (1 + croissance)m. Tout le reste en découle : le MRR, l'ARR, et le volume de leads qu'il faut sourcer chaque mois pour tenir le rythme. C'est cette dernière ligne qui fait mal : un taux modeste sur le papier suppose une machine d'acquisition qui grossit exactement à la même vitesse que le reste.

La trajectoire est composée en continu, mais chaque mois le nombre de clients est ramené à l'entier le plus proche et tous les montants en découlent : pas de demi-client dans les chiffres affichés. Aucune attrition, saisonnalité ou palier n'est modélisé : c'est l'exponentiel nu, délibérément. Paul Graham fait la même arithmétique dans How to Earn a Billion Dollars , et en tire la même conclusion : le taux et la durée sont les deux seules variables qui comptent vraiment.